Fille d’un violoniste américain émigré de Russie et d’une mère française, Amy Fischer évolue dans un milieu artistique et apprend très tôt à dessiner.
Aujourd’hui, à bientôt trente ans, Amy parcourt la vie un sourire sur les lèvres. Elle a composé avec le monde pour le vivre en harmonie avec son cœur et ses désirs.
Elle partage son équilibre entre un métier d’enseignante
qui lui permet de rester en prise directe avec la réalité et
le reste de son temps est dédié à sa création artistique.
Son sujet de prédilection
demeure le nu.
Ses sculptures sont à son image, élégante et empreinte
tout à la fois de force et de pudeur. Ses nus féminins se déclinent
en un mouvement ininterrompu et traduisent un sentiment d’intimité tout
particulier dont notre esprit s’empare pour se l’approprier.
La
terre lui permet d’explorer un peu plus encore ce paysage mouvant et émouvant
qui la fascine tant.
La peau de la main contre l’épiderme de
la matière, elle
fait jaillir d’un bloc de glaise un être charnel.
A
l’écoute de la matière, elle s’efforce de vaincre
la pesanteur de la terre. Elle
travaille vite, sans hésitation. Il n’y a presque pas d’eau
ni de rajout de terre.
Tout se fait par retrait, par élimination et en cela sa technique se rapproche davantage de la sculpture que du modelage.
Dans
son travail, Amy cherche une certaine perfection sans gommer ce qu’elle
a de naturel, de sauvage, de presque inachevé.
Amy Fischer reste amoureuse du travail d’Auguste Rodin, Camille Claudel,
Edgar Degas ou encore de Medardo Rosso.
Avec l’âge et la maternité rencontrée, Amy fait grandir
l’éventail de ses possibilités avec sa dernière
série : les boudeuses.
Des moules à la patine, elle observe, retouche ses cires,
participe à l’élaboration complète de ses sculptures. Elle a tout naturellement axé son
sujet de maîtrise sur la patine.